
Le but du projet est de développer économiquement le village de Togbota, en produisant des cultures de contre saison et en impliquant les femmes dans la vie économique du village.
95 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Les habitants de Togbota n'ont pas accès aux services répondant aux besoins essentiels. Nous voulons donc leur offrir des moyens de se développer durablement. Togbota est un village enclavé dont les superficies cultivables sont importantes, malgré la flambée démographique. Les terres sont très riches en limon grâce à la position géographique de la localité et l'eau est disponible en abondance à proximité.
La culture de légumes de contre-saison
constitue la principale voie d'essor économique du village.
Nous avons sucité pour cela la création de 10 groupements de femmes soit 250 personnes (chiffres fin 2008)dont nous finançons en partie les dépenses d’amorçage de l’activité (ouverture d’un compte bancaire et dépôt initial, location des terres sur la base d’un bail de 5 ou 10 ans, achats de semences et matériels agricoles, entretien et récolte) pour les mener, à terme, à l’autonomie financière dans un délai de 3 ans (2008-2010).
La tomate, le piment et l’arachide sont les cultures à promouvoir. Chaque femme dispose d'un certain nombre de planches pour ses différentes activités de production. Ces cultures sont produites sur toute l'année et la production intensifiée suivant la rareté de chaque produit sur le marché.
Nous avons mis en place 2 types de culture :
Les cultures de subsistance (manioc, maïs..) permettent aux familles de disposer de réserves pour les périodes de crues. Les cultures destinées à la revente (tomates, piments, arachides) sont convoyées à l'aide de barques motorisées par voie fluviale à Cotonou, capitale économique du Bénin et revendues, entre autres à Danktopa, le plus grand marché de l'Afrique de l'ouest. Une partie des récoltes sera également vendue à Porto-Novo (à 20 Km du village), capitale politique du Pays, à la frontière avec le Nigeria.
Le projet repose sur l’organisation en groupements de femmes. L’objectif de ces groupements est de tendre vers la mise en place d’un système stable, qui se formalisera par la création d’une marque générique « Vallée de l’Ouémé », le nom de la région de production des fruits et légumes, . En respectant les conditions d’un commerce équitable (juste rémunération des producteurs, respect de l’environnement, qualité des produits, stabilité des relations entre les partenaires économiques), Urgence Bénin souhaite contribuer au développement économique durable du territoire.
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